My Son et culture Cham
Au cours du IVè siècle, sous le règne du roi Bhadravarman, My Son devint le centre religieux du royaume. Elle fut habitée jusqu'au XIIIè siècle, plus longtemps que toute autre cité historique d'Asie du Sud Est. La plupart des temples étaient dédiés aux rois Cham ainsi qu'à la divinité qui leur étaient associée, le plus souvent Shiva, fondateur et gardien des dynasties du royaume.
Le Champa entretenait d'étroite relation avec Java, où allaient étudier les érudits Cham. On a également retrouvé des traces d'échanges commerciaux entre les deux royaumes, telles que des poteries cham à Java. Aux XIIè siècle, le lieu unissant les deux civilisations fut scellé par un mariage entre le roi du Champa et une jeune fille javanaise.
Comme l'attestent les ornementations inachevées des édifices de My Son, les Cham commençaient par construire des batiments, qu'il décoraient ensuite des scultures. Toutefois, on ignore encore comment les briques étaient assemblées: Certains affirment que les ouvriers utilisaient une sorte de mortier à base d'huile végétale locale. Fut un temps, le sommet de certaines tours était couverts d'or.
La région de My Son a durement souffert de la guerre du Vietnam, notamment sur le plan démographique. Elle a été le siège de violents combats et des bombardements des Américains. Aujourd'hui les autoritaires s'efforcent de restaurer les sites. Les province de Quang Nam, Quang Ngai portent toujours les traces de cette civilisation dans bon nombre de techniques: poterie, pêche, production de sucre et de soie, culture de riz, irrigation et architecte....
Le site de My Son
Les archéologues ont réparti les monuments de My Son en dix groupes principaux: A, A', B, C, D, E, F, G, H et K.Groupe B:
B1, Le sanctuaire principal ( Kalan), fut dédié à Bhadresvara, forme contractée de "Bhadravaman" en référence au roi qui édifia le premier temple de My Son et de " esvera" signifiant Shiva. Le premier édifice fut érigé au IVè siècle; détruit au VIè siècle et recontruit au siècle suivant. Les fondations que nous voyons aujourd'hui, de gros blocs de grès, sont celles d'un secondes édifice, élevé au XIè siècle. Les murs en brique ont disparu. Les niches murales étaient destinées à accueillir des lamps ( les sanctuaires) cham n'avaient pas de fenetres). Le ligam ( phalus stylisé symbole de Shiva) a été découvert en 1985, à 1m sous la terre.
Dans B4, les ornementations du mur extérieur, qui rappellent à certains des vers de terre, constituent un parfait exemple du style décoratif cham du IXè siècle, unique parmi les cultures d'Asie du Sud Est.
B3 est surmonté d'un toit à l'indienne, dont la forme pyramidale est caractéristique des tours cham. Dans le groupe B6, se trouve un bassin cham ( le seul resencé jusqu'à présent) en forme de baignoire, qui contenait l'eau sacrée destinée à etre versée sur le lingam
B2, est un portique. Tout autour du groupe B se dressent des petits temples dédiés aux dieux des points cardinaux.
Groupe C:
C1 (VIIIè siècle) était voué au culte de Shiva, représenté sous sa forme humaine plutôt que sous forme lingam, comme dans B1. A l'intérieur, vous pourrez admirer un autel sur lequel reposait autrefois une statue du dieu, aujourd'hui exposée au musée de Da Nang. De part et d'autre de l'entrée de pierre, vous apercevrez les trous, percés dans le linteau, qui maintenaient jadis les gonds de la porte en bois. Sur les murs extérieurs, tout en brique, ont été sculptés des motifs très représentatifs du VIIIè siècle.
Groupe D
Groupe A
De tous les sanctuaires du site, A1 est le seul à posseder deux portes: l'une fait face à l'est, en direction hindous et l'autre à l'ouest où se trouvent le groupe B, C, D ainsi que l'ame des anciens rois qui y auraient été enterrés. A l'intérieur se trouve un autel de pierre, reconstitué en 1988. Malgré le délabrement des lieux, on peut encore apercevoir de superbes sculptures sur brique très caractéristiques du Xè siècle. En bas du mur donnant sur A10 (décoré dans le style du IXè siècle), une sculpture représente un personnage priant entre deux colonnes circulaires, surmontées d'un kalan makara javanais ( monstre marin sacré). Le séjour d'un grand érudit cham à Java, au Xè siècle, n'est peut etre étranger à la présence de ce motif.
Au cours du IVè siècle, sous le règne du roi Bhadravarman, My Son devint le centre religieux du royaume. Elle fut habitée jusqu'au XIIIè siècle, plus longtemps que toute autre cité historique d'Asie du Sud Est. La plupart des temples étaient dédiés aux rois Cham ainsi qu'à la divinité qui leur étaient associée, le plus souvent Shiva, fondateur et gardien des dynasties du royaume.
Le Champa entretenait d'étroite relation avec Java, où allaient étudier les érudits Cham. On a également retrouvé des traces d'échanges commerciaux entre les deux royaumes, telles que des poteries cham à Java. Aux XIIè siècle, le lieu unissant les deux civilisations fut scellé par un mariage entre le roi du Champa et une jeune fille javanaise.
Comme l'attestent les ornementations inachevées des édifices de My Son, les Cham commençaient par construire des batiments, qu'il décoraient ensuite des scultures. Toutefois, on ignore encore comment les briques étaient assemblées: Certains affirment que les ouvriers utilisaient une sorte de mortier à base d'huile végétale locale. Fut un temps, le sommet de certaines tours était couverts d'or.
La région de My Son a durement souffert de la guerre du Vietnam, notamment sur le plan démographique. Elle a été le siège de violents combats et des bombardements des Américains. Aujourd'hui les autoritaires s'efforcent de restaurer les sites. Les province de Quang Nam, Quang Ngai portent toujours les traces de cette civilisation dans bon nombre de techniques: poterie, pêche, production de sucre et de soie, culture de riz, irrigation et architecte....
Le site de My Son
Les archéologues ont réparti les monuments de My Son en dix groupes principaux: A, A', B, C, D, E, F, G, H et K.Groupe B:
B1, Le sanctuaire principal ( Kalan), fut dédié à Bhadresvara, forme contractée de "Bhadravaman" en référence au roi qui édifia le premier temple de My Son et de " esvera" signifiant Shiva. Le premier édifice fut érigé au IVè siècle; détruit au VIè siècle et recontruit au siècle suivant. Les fondations que nous voyons aujourd'hui, de gros blocs de grès, sont celles d'un secondes édifice, élevé au XIè siècle. Les murs en brique ont disparu. Les niches murales étaient destinées à accueillir des lamps ( les sanctuaires) cham n'avaient pas de fenetres). Le ligam ( phalus stylisé symbole de Shiva) a été découvert en 1985, à 1m sous la terre.
Dans B4, les ornementations du mur extérieur, qui rappellent à certains des vers de terre, constituent un parfait exemple du style décoratif cham du IXè siècle, unique parmi les cultures d'Asie du Sud Est.
B3 est surmonté d'un toit à l'indienne, dont la forme pyramidale est caractéristique des tours cham. Dans le groupe B6, se trouve un bassin cham ( le seul resencé jusqu'à présent) en forme de baignoire, qui contenait l'eau sacrée destinée à etre versée sur le lingam
B2, est un portique. Tout autour du groupe B se dressent des petits temples dédiés aux dieux des points cardinaux.
Groupe C:
C1 (VIIIè siècle) était voué au culte de Shiva, représenté sous sa forme humaine plutôt que sous forme lingam, comme dans B1. A l'intérieur, vous pourrez admirer un autel sur lequel reposait autrefois une statue du dieu, aujourd'hui exposée au musée de Da Nang. De part et d'autre de l'entrée de pierre, vous apercevrez les trous, percés dans le linteau, qui maintenaient jadis les gonds de la porte en bois. Sur les murs extérieurs, tout en brique, ont été sculptés des motifs très représentatifs du VIIIè siècle.
Groupe D
Groupe A
De tous les sanctuaires du site, A1 est le seul à posseder deux portes: l'une fait face à l'est, en direction hindous et l'autre à l'ouest où se trouvent le groupe B, C, D ainsi que l'ame des anciens rois qui y auraient été enterrés. A l'intérieur se trouve un autel de pierre, reconstitué en 1988. Malgré le délabrement des lieux, on peut encore apercevoir de superbes sculptures sur brique très caractéristiques du Xè siècle. En bas du mur donnant sur A10 (décoré dans le style du IXè siècle), une sculpture représente un personnage priant entre deux colonnes circulaires, surmontées d'un kalan makara javanais ( monstre marin sacré). Le séjour d'un grand érudit cham à Java, au Xè siècle, n'est peut etre étranger à la présence de ce motif.






































Bohémienne. L’âme d’aventure. Je me suis installée à Aix-en-Provence depuis 2010 pour faire les études en Management Culturel et en Lettres Modernes à la Fac de Lettres d’Aix. Mon cœur balance entre la terre campagnarde de l’Indochine et le ciel bleu méditerranéen.