Temple Bayon
En abordant le Bayon par l’est, la première structure que l’on rencontre est une plate-forme mesurant 72 x 27 m, bordée de deux bassins.Une terrasse entourée de naga et de lions conduit au gopura de la troisième enceinte, un rectangle de 156 x 141 m, constitué d’une galerie avec mur aveugle vers l’intérieur et double rangée de piliers vers l’extérieur qui laissent supposer l’ajout d’une demi-nef.
Les quatre piliers centraux de la salle principale sont plus grands que les huit environnants. Ces édifices hypostyles de 20 m de côté étaient couverts d’une fausse voûte en berceau et de voûtes à croisée, disparues en raison de l’extension de la travée et des défauts de construction Les techniques employées,
Après avoir franchi le gopura, prenez à gauche et parcourez l’aile méridionale de la galerie est. Dans les rangs de l’armée qui défile parmi des scènes de vie quotidienne, on aperçoit des soldats chinois et l’on voit le transport de l’arche de feu accompagnée de brahmanes barbus. Dans le deuxième registre, un bœuf est destiné au sacrifice. Dans la galerie sud, l’aile est célèbre la victoire de Jayavarman VII dans la grande bataille navale Tonlé Sap contre les Chams, coiffés d’une sorte de fleur de lotus renversée. Les décors naturels sont traités dans le détail, et la faune lacustre est décrite avec précision. En marge des scènes de guerre, la vie bat son plein sur les rives. Dans les maisons sur pilotis, on cuisine du porc dans des chaudrons et on tourne des broches sur le feu.
Les ustensiles sont ceux qu’on trouve aujourd’hui encore dans les campagnes cambodgiennes. Au marché, les hommes boivent de l’eau-de-vie et assistent à des combats de sangliers et de coqs. Les registres supérieurs présentent des scènes de palais : les princesses s’habillent et les nobles jouent aux échecs.
Les gens du peuple vont à pied, portant leurs affaires sur la tête, les riches se déplacent en palanquin. Le défilé militaire se poursuit dans l’aile ouest. Dans la galérie ouest, aile sud, des parties sont incomplètes mais la construction d’un temple et une mêlée qui fait penser à une guerre civile sont remarquables. Dans l’aile nord, on peut voir les traces d’inscriptions qui ont servi de « scénario » aux sculpteurs. Le pavillon d’angle nord-ouest contient les vestiges d’un Bouddha sur un naga. La galerie septentrionale, aile ouest, est ornée de scènes de fête avec acrobates et lutteurs et d’images de combats, qui se poursuivent dans l’aile est, où les Khmers apparaissent en déroute face aux Chams. Le gopura central de cette galerie est gardé par une statue de dvarapala.
Ces seize édifices ont pu être des sanctuaires abritant les images des principales divinités khmères et de celles des diverses provinces soumises. Surélevée de 1,30 m, la deuxième galerie, qui mesure 70 x 80 m, était sans doute de plan cruciforme. À triple nef, elle se présente vers l’extérieur avec un mur aveugle en fausse voûte, orné de bas- reliefs, et une série de piliers, l' intérieur se compose d’une nef en demi-voûte percée de fenêtres et d’un portique hypostyle. Sur les triples gopura des quatre entrées axiales et aux angles se dressent en tout seize tours surmontées des quatre visages de Lokesvara.
Sur les bas-reliefs de la troisième galerie, les dieux et souverains sont rejoints par le peuple qui, au crépuscule de son histoire, conquiert enfin le droit d’apparaître aux côtés de ses dominateurs. Les thématiques changent dans la deuxième galerie.
Vu la prédominance de sujets hindous, les experts pensent que leur exécution est due à la réaction brahmanique de Jayavarman VIII lors de la seconde moitié du xine siècle. Par ailleurs, les espaces libres sur les murs étant réduits, les défilés cèdent leur place à des scènes unitaires.
En prenant à gauche dans l’entrée est de l’aile sud, on voit Shiva parmi les ermites. Dans l’aile est de la galerie sud - où l’on peut admirer une couverture entière -, troupes en marche et scènes de palais accompagnent le mythe de l’enfant sauvé des eaux ; dans l’aile ouest, on reconnaît Shiva à sa barbe et Vishnou à ses quatre bras. Dans la galerie ouest, aile sud, les combats de Vishnou alternent avec la construction d’un temple. Le « barattage de la mer de lait » est représenté dans l’aile nord.
De retour sur la façade est de la galerie, l’aile orientale illustre deux mythes encore présents dans les récits khmers : la libération d’une jeune fille emprisonnée dans la roche et un roi
devenu lépreux après avoir été mordu par un serpent. La deuxième galerie a sans doute été ajoutée à une première structure cruciforme pour la transformer en un rectangle par quatre ailes en équerre. À l’intérieur, les espaces ouverts sont particulièrement exigus, réduits à de petites cours avec puits dans les angles, dans la mesure où la plate-forme cruciforme du troisième niveau occupe presque entièrement l’espace du deuxième.
Deux escaliers latéraux dans le gopura est et un dans chacun des trois autres gopura mènent au troisième niveau, 3 m plus haut.
La terrasse en croix grecque est occupée par une forêt de visages pétrifiés, dominée par- le prasat central de 25 m de diamètre et 43 m de hauteur. On y accède par quatre salles (un portique, une salle hypostyle et un double vestibule) flanquées de deux «bibliothèques».
Sur les côtés ouest, nord et sud, trois prasat cruciformes à arcades, reliés à la galerie pourtoumante, entourent le prasat central. D’autres structures occupent la terrasse : une carrée dans l’angle sud-est et deux rectangulaires dans les angles nord-ouest et nord-est.
Entrés par l’est, prenez à droite jusqu’à la « bibliothèque » et, en la gardant sur votre gauche, avancez jusqu’à l’angle de la balustrade pour voir un beau Lokesvara sur le fronton d’un édifice de la terrasse inférieure. En contournant le prasat central, vous verrez une forêt de visages de Lokesvara, avec les traits de Jayavarman VIL Selon les travaux de Paul Mus, membre de l’École française d’Extrême-Orient, il devait y avoir à l’origine 54 prasat.
Plus de deux cents visages du compatissant Seigneur, tournés vers les points cardinaux, veillent sur le peuple khmer. Pourtant, bien que Lokesvara soit un bodhisattva, il symbolise le Buddharaja, le Bouddha- monarque évoqué ici.
Le Bayon célèbre aussi bien le rôle fonctionnel du souverain, identifié à Lokesvara et donc fervent défenseur du bien-être de ses sujets, que sa qualité de Bouddha.
En abordant le Bayon par l’est, la première structure que l’on rencontre est une plate-forme mesurant 72 x 27 m, bordée de deux bassins.Une terrasse entourée de naga et de lions conduit au gopura de la troisième enceinte, un rectangle de 156 x 141 m, constitué d’une galerie avec mur aveugle vers l’intérieur et double rangée de piliers vers l’extérieur qui laissent supposer l’ajout d’une demi-nef.
Les quatre piliers centraux de la salle principale sont plus grands que les huit environnants. Ces édifices hypostyles de 20 m de côté étaient couverts d’une fausse voûte en berceau et de voûtes à croisée, disparues en raison de l’extension de la travée et des défauts de construction Les techniques employées,
Après avoir franchi le gopura, prenez à gauche et parcourez l’aile méridionale de la galerie est. Dans les rangs de l’armée qui défile parmi des scènes de vie quotidienne, on aperçoit des soldats chinois et l’on voit le transport de l’arche de feu accompagnée de brahmanes barbus. Dans le deuxième registre, un bœuf est destiné au sacrifice. Dans la galerie sud, l’aile est célèbre la victoire de Jayavarman VII dans la grande bataille navale Tonlé Sap contre les Chams, coiffés d’une sorte de fleur de lotus renversée. Les décors naturels sont traités dans le détail, et la faune lacustre est décrite avec précision. En marge des scènes de guerre, la vie bat son plein sur les rives. Dans les maisons sur pilotis, on cuisine du porc dans des chaudrons et on tourne des broches sur le feu.
Les ustensiles sont ceux qu’on trouve aujourd’hui encore dans les campagnes cambodgiennes. Au marché, les hommes boivent de l’eau-de-vie et assistent à des combats de sangliers et de coqs. Les registres supérieurs présentent des scènes de palais : les princesses s’habillent et les nobles jouent aux échecs.
Les gens du peuple vont à pied, portant leurs affaires sur la tête, les riches se déplacent en palanquin. Le défilé militaire se poursuit dans l’aile ouest. Dans la galérie ouest, aile sud, des parties sont incomplètes mais la construction d’un temple et une mêlée qui fait penser à une guerre civile sont remarquables. Dans l’aile nord, on peut voir les traces d’inscriptions qui ont servi de « scénario » aux sculpteurs. Le pavillon d’angle nord-ouest contient les vestiges d’un Bouddha sur un naga. La galerie septentrionale, aile ouest, est ornée de scènes de fête avec acrobates et lutteurs et d’images de combats, qui se poursuivent dans l’aile est, où les Khmers apparaissent en déroute face aux Chams. Le gopura central de cette galerie est gardé par une statue de dvarapala.
Ces seize édifices ont pu être des sanctuaires abritant les images des principales divinités khmères et de celles des diverses provinces soumises. Surélevée de 1,30 m, la deuxième galerie, qui mesure 70 x 80 m, était sans doute de plan cruciforme. À triple nef, elle se présente vers l’extérieur avec un mur aveugle en fausse voûte, orné de bas- reliefs, et une série de piliers, l' intérieur se compose d’une nef en demi-voûte percée de fenêtres et d’un portique hypostyle. Sur les triples gopura des quatre entrées axiales et aux angles se dressent en tout seize tours surmontées des quatre visages de Lokesvara.
Sur les bas-reliefs de la troisième galerie, les dieux et souverains sont rejoints par le peuple qui, au crépuscule de son histoire, conquiert enfin le droit d’apparaître aux côtés de ses dominateurs. Les thématiques changent dans la deuxième galerie.
Vu la prédominance de sujets hindous, les experts pensent que leur exécution est due à la réaction brahmanique de Jayavarman VIII lors de la seconde moitié du xine siècle. Par ailleurs, les espaces libres sur les murs étant réduits, les défilés cèdent leur place à des scènes unitaires.
En prenant à gauche dans l’entrée est de l’aile sud, on voit Shiva parmi les ermites. Dans l’aile est de la galerie sud - où l’on peut admirer une couverture entière -, troupes en marche et scènes de palais accompagnent le mythe de l’enfant sauvé des eaux ; dans l’aile ouest, on reconnaît Shiva à sa barbe et Vishnou à ses quatre bras. Dans la galerie ouest, aile sud, les combats de Vishnou alternent avec la construction d’un temple. Le « barattage de la mer de lait » est représenté dans l’aile nord.
De retour sur la façade est de la galerie, l’aile orientale illustre deux mythes encore présents dans les récits khmers : la libération d’une jeune fille emprisonnée dans la roche et un roi
devenu lépreux après avoir été mordu par un serpent. La deuxième galerie a sans doute été ajoutée à une première structure cruciforme pour la transformer en un rectangle par quatre ailes en équerre. À l’intérieur, les espaces ouverts sont particulièrement exigus, réduits à de petites cours avec puits dans les angles, dans la mesure où la plate-forme cruciforme du troisième niveau occupe presque entièrement l’espace du deuxième.
Deux escaliers latéraux dans le gopura est et un dans chacun des trois autres gopura mènent au troisième niveau, 3 m plus haut.
La terrasse en croix grecque est occupée par une forêt de visages pétrifiés, dominée par- le prasat central de 25 m de diamètre et 43 m de hauteur. On y accède par quatre salles (un portique, une salle hypostyle et un double vestibule) flanquées de deux «bibliothèques».
Sur les côtés ouest, nord et sud, trois prasat cruciformes à arcades, reliés à la galerie pourtoumante, entourent le prasat central. D’autres structures occupent la terrasse : une carrée dans l’angle sud-est et deux rectangulaires dans les angles nord-ouest et nord-est.
Entrés par l’est, prenez à droite jusqu’à la « bibliothèque » et, en la gardant sur votre gauche, avancez jusqu’à l’angle de la balustrade pour voir un beau Lokesvara sur le fronton d’un édifice de la terrasse inférieure. En contournant le prasat central, vous verrez une forêt de visages de Lokesvara, avec les traits de Jayavarman VIL Selon les travaux de Paul Mus, membre de l’École française d’Extrême-Orient, il devait y avoir à l’origine 54 prasat.
Plus de deux cents visages du compatissant Seigneur, tournés vers les points cardinaux, veillent sur le peuple khmer. Pourtant, bien que Lokesvara soit un bodhisattva, il symbolise le Buddharaja, le Bouddha- monarque évoqué ici.
Le Bayon célèbre aussi bien le rôle fonctionnel du souverain, identifié à Lokesvara et donc fervent défenseur du bien-être de ses sujets, que sa qualité de Bouddha.












Nous sommes très satisfaits de notre séjour. Le programme correspondait bien à ce que nous souhaitions voir. Nous avons apprécié le fait d’aller à la découverte des minorités ethniques du nord, et de visiter des villages et des sites peu touristiques mais très beaux.