BANTÉAY SAMRÉ
Le Bantéay Samré - attribué par certains chercheurs à Suryavarman II ou à un de ses dignitaires, par d’autres en partie ou totalement à son successeur Yasovarman II -, se trouve à l’extrémité du baray oriental, dans un secteur isolé.

À 4 km environ du Bantéay Samré, un sentier malcommode part du village de Tcherey et mène au sommet, à 235 m d’altitude. Sans doute contemporain du Bakhèng et dédié par Yasovarman Ier à la trimurti, le temple entouré d’une enceinte comporte trois prasat en latérite érodés par les intempéries, sur une plate-forme commune, ainsi que deux édifices en brique et deux en grès. Le fossé rectangulaire, à l'est des tours, était probablement un bassin. Lélément le plus significatif est un linga malheureusement brisé de 4 m de haut et 1,20 m de diamètre, sur un soubassement de latérite.
Le Bantéay Samré - attribué par certains chercheurs à Suryavarman II ou à un de ses dignitaires, par d’autres en partie ou totalement à son successeur Yasovarman II -, se trouve à l’extrémité du baray oriental, dans un secteur isolé.
Quelque 300 m avant le Mébon oriental, on prend la route partant vers l’est, on traverse le village de Pradak et on continue sur près de 2 km. Après
Angkor Vat, le Bantéay Samré est l’édifice le plus significatif de la période, et la structure du temple à plat atteint ici la perfection.
Son nom, « Citadelle des Samré», l’associe à une population, celle des Samré, qui habitait la région située autour du Phnom Kulen.

À l’est, il manque aussi bien la galerie que le portique. En contournant le temple par la gauche en suivant la galerie de la deuxième enceinte, on rencontre de beaux frontons. Le gopura sud comporte des scènes inspirées du Ramayana sur le fronton situé à l’extérieur de la deuxième enceinte, tandis que celui du gopura de la première enceinte est plutôt détérioré : on distingue Ravana sur un char tiré par des lion. À l’ouest, le fronton du gopura de la deuxième enceinte présente d’autres scènes du Ramayana à l’extérieur – où l’on découvre une autre terrasse cruciforme avec une allée annexe- et deux splendides Shiva dansant à l’intérieu. Le fronton central de l’entrée de la première enceinte est orné de divintés
avec leurs « véhieules», parmi lesquels un étrange animal à trois têtes ; et celui de gauche figure une superbe lutte entre un démon et les singes.
De retour à l’entrée orientale, après avoir emprunté des marches très raides, on passe dans la première enceinte constituée d’une galerie de latérite de 44 x 38 m, avec des gopura axiaux télescopiques en grès, couverts de fausses voûtes. Les angles sont soulignés à l’extérieur par des saillies avec des petits escaliers et de fausses portes surmontées de frontons. Les galeries aux couvertures intactes, constituées d’une paroi aveugle vers l’extérieur et d’une autre percée de fenêtres à colonnettes vers l’intérieur, sont privées d’accès. Reposant sur de hauts soubassements, comme tous les autres édifices de l’enceinte, elles sont longées d’une banquette continue bordée de naga, qui permet la déambulation autour du temple.

Parmi les éléments dignes d’intérêt se détachent les décorations des fausses portes et des escaliers bordés de serpents polycéphales de facture exquise.

(« cella »). Structure rectangulaire à fausse voûte, le pavillon a été allégé en insérant dans la paroi des fenêtres à colonnades à côté des portes latérales.
Le portique du mandapa est presque soudé à celui du gopura, accentuant l’impression de dilatation en longueur du temple.
Le prasat, doté de trois fausses portes et de frontons doubles, présente un premier étage très haut, qui dépasse les frontons des portiques, et quatre autres très denticulés ; son couronnement circulaire en forme de lotus culmine à 21 m du sol.